PROJET EOLIEN DU DEVES : ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

 

 


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Communiqué de l’association “Regards de la Durande” :

Une enquête publique sera ouverte du 16 septembre au 19 octobre 2019 sur le projet éolien du Massif du Devès.

4 éoliennes de 150 à 175 mètres de haut 3MW à 4,2MW sur la commune de Saint Jean de Nay (43320).

L’inventaire des paysages de la Haute-Loire site comme éléments naturels, (la chaine du Devès et de la Durande : ancien volcan) et comme éléments bâtis (les villages de Beyssac et de Vergézac) d’intérêts paysagers du Devès.

Ce projet est en train de s’approprier  nos villages, nos terres fertiles, nos forets, nos prairies et nos terres rouges propres à la culture de la Lentille Verte du Puy (AOP).

Ne laissons pas faire un tel massacre, c’est pourquoi nous  sollicitons votre participation à cette enquête, à laquelle vous pouvez répondre par voie électronique sur : parceoliensaintjeandenay@registredemat.fr

 

Paysages menacés

La zone d’implantation se situe non loin du pied de la Durande (sommet 1299m offrant une vue panoramique à 360° sur le Velay) Le Puy-en-Velay classé UNESCO se situe en face du projet du Devès (14km par vole d’oiseau). Le projet est co-visible de la vierge et du château de Polignac.

Il faut retenir, les sensibilités les plus fortes apparaissent au niveau, des hameaux de Lapeyre, et Beyssac, ainsi que le Château du Thiolent sur la commune voisine de Vergézac.

La biodiversité

La zone d’étude présente globalement des enjeux significatifs à majeurs pour certaines espèces de l’avifaune, parmi lesquelles le Busard cendré, le Busard Saint -Martin, les Milans noir et le royal, considérés comme reproducteurs sur le site et qui utilisent également relativement intensivement le territoire en chasse. Le site est important pour la Pie-grièche grise (4 à 5 territoires de reproduction), ce qui est également identifié comme un enjeu majeur. L’identification des enjeux et des sensibilités au regard du projet se conclut par des préconisations concernant le projet, et en particulier les secteurs d’implantation à éviter au sein de la zone d’étude. Concernant les chiroptères, 17 espèces sont répertoriées sur le site.

Santé, bruit

L’implantation de 4 éoliennes se situe à des distances de 590m pour le village de Vergonge, de 730 m à 750m pour 2 éoliennes sur le village du Meynial, et de  840m d’une maison isolée du village  du Thiolent.

Pièces jointes :      Arrêté Préfectoral du projet du Massif du Devès. Cliquez sur le lien ci-dessous :

Arrêté d’enquete publique

                               Plan des distances éoliennes aux habitations. Cliquez sur le lien ci-dessous :

Plan des distances éoliennes aux habitations


Non au projet éolien sur la chaîne des monts du Devès, près du marais de Limagne :

En 2011, lors de son premier mandat, le maire de Saint Jean de Nay, donne son accord à EDF Energies Nouvelles pour implanter un mât de mesure sur des biens de sections appartenant au village de Beyssac  sans l’autorisation de ses propriétaires.

En 2014, EDF Energies Nouvelles se retire. Le motif invoqué serait “le manque de vent”.

Le maire actuel de Saint Jean de Nay, M. BADIOU,  contacte cependant un autre promoteur éolien, la Société Boralex.

Lors des nouvelles élections municipales (2014-2020) il se déclare favorable  à un futur parc éolien touchant la commune ainsi que la commune voisine Le Vernet.

En mai 2014, les riverains créent  l’association “Regards de la Durande”, pour s’opposer au projet éolien industriel sur les communes de Saint Jean de Nay et le Vernet : 6 à 12 éoliennes de 2 à 3 MW, de 150 m de hauteur pourraient être implantées entre le village de Beyssac et le Vernet à proximité des maisons (entre 600 et 800m).

Plan géographique dossier APPEM

En cliquant sur le lien ci-dessus vous accédez :

– au plan général de situation ;

– à des plans de la zone d’étude avec les villages impactés et les distances entre éoliennes et habitations.

Plus d’informations sur le site de l’association “Regards de la Durande” en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://mouilhadefranck.wixsite.com/regard-de-la-durande/la-durande


Conseil d’Agglo du Puy

Pour l’Agglo du Puy, l’éolien à Saint-Jean-de-Nay c’est oui, mais avec des précautions

L’Éveil de la Haute-Loire

Pour l'Agglo du Puy, l'éolien à Saint-Jean-de-Nay c'est oui, mais avec des précautions

Le projet de Saint-Jean-de-Nay comporte quatre éoliennes et deux postes de livraison. © Thierry DELAUNAY

C’est un sujet qui passionne autant qu’il divise. L’installation d’éoliennes sur la commune de Saint-Jean-de-Nay a été abordée par les élus lors du dernier conseil d’agglomération du Puy. Le préfet ayant demandé à la collectivité d’émettre un avis sur le dossier d’autorisation environnementale.

Les éoliennes devraient, sauf surprise de dernière minute, bien s’installer sur la commune de Saint-Jean-de-Nay au grand dam des opposants au projet comme Emmanuel de Veyrac, le propriétaire du château du Thiolent ou encore de l’association Regards de la Durande qui a créé une pétition en ligne pour empêcher l’implantation des éoliennes. Cette dernière, qui sera adressée au préfet de Haute-Loire, a récolté 843 signatures – chiffre arrêté au 10 octobre – sur 1.000 souhaitées.

Le projet de l’entreprise Boralex sur le massif du Devès vise à implanter quatre éoliennes et deux postes de livraison aux lieux-dits Champ-Grand et Sauvage à Saint-Jean-de-Nay. « Le préfet a donné son feu vert et nous demande un avis sur le dossier d’autorisation environnementale », indique Willy Guieau, vice-président de l’Agglomération en charge de la transition énergétique. « L’éolien est toujours une question difficile. Après prise en compte de tous les paramètres, nous donnons notre feu vert, mais avec des précisions », poursuit-il. En effet, portant la voix de l’Agglo, Willy Guieau explique la volonté de la collectivité de soutenir le projet de Saint-Jean-de-Nay dont le conseil municipal s’est prononcé en faveur du projet qui « s’inscrit parfaitement dans les démarches engagées par l’Agglo dans le cadre de son Plan climat et de sa politique volontariste de développement des énergies renouvelables. Cependant, nous aimerions apporter des modifications. Le projet doit apporter une attention particulière à la protection des paysages », insiste-t-il.

« Les éoliennes sauvent notre commune de l’asphyxie »

Jean-Marie Badiou (Maire de Saint-jean-de-Nay)

De plus, l’élu du Puy-en-Velay souhaite que « les habitants, les entrepreneurs et les collectivités puissent participer au capital afin de bénéficier des retombées économiques ». Une initiative saluée par l’élu ponot d’opposition Laurent Johanny : « J’apprécie cet ajout de société citoyenne. Avoir des éoliennes sur son territoire c’est aussi prendre conscience de notre consommation électrique ».
Au final, les élus semblent séduits par le projet, même si la délibération n’a pas été adoptée à l’unanimité par les délégués communautaires. « Ne pourrait-on pas ajouter des contraintes sur la distance des installations par rapport aux habitations », questionne Catherine Chalaye, élue du Puy-en-Velay. « Il y a déjà dans la loi une distance de 500 mètres à respecter », affirme Willy Guieau.

« Je fais confiance aux services de l’État »

Dernier à s’exprimer, Jean-Marie Badiou, maire de Saint-Jean-de-Nay, rappelle que son conseil municipal à adopté le projet « à l’unanimité » et qu’il est important d’entreprendre des démarches dans le domaine des énergies renouvelables. « En huit mois, nous consommons ce que la Terre produit en douze. Si ce projet arrive au bout, il n’y aura pas de victoire et s’il échoue il n’y aura pas de défaite. Nous aurons fait ce qu’il faut. Je fais confiance aux services de l’État ». En plus d’un atout environnemental, le projet représente, pour le maire de Saint-Jean-de-Nay, une bouée de sauvetage : « Les éoliennes sauvent notre commune de l’asphyxie budgétaire ». Reste désormais à l’État, par l’intermédiaire du préfet de Haute-Loire, Nicolas de Maistre, à valider le projet.

Manuel Cladière

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2 commentaires ;

Commentaire anonyme a posté le 11 octobre 2019 à 13h39

Hélas, dans ce genre de dossier la pensée des élus est anesthésie par la promesse d’argent qui tombe du ciel et qui viendrait miraculeusement sauver les finances d’une commune. Au détriment de la population, au détriment de l’avenir de nos territoires altiligeriens dont le principal atout est leur potentiel touristique. Ils n’en ont que peu conscience, et cet atout est hypothéqué avec ces immenses mats éoliens, quoique en dise Boralex qui voit dans la visite de site éolien un attrait touristique. Comme par hasard, l’expertise de spécialistes du tourisme n’a pas été mobilisée pour l’attester.

Commentaire anonyme a posté le 11 octobre 2019 à 13h26

« Les éoliennes sauvent notre commune de l’asphyxie ». Comme si l’argent des éoliennes allait miraculeusement apporté des solutions à la commune. On peut admettre qu’il soulage à court terme un état financier difficile. Mais à quel prix? Au prix de la discorde, au prix de la dégradation de la qualité de vie de ses habitants (la très grande majorité des résidents de la commun est opposée au projet), au prix d’hypothéquer à long terme l’attractivité du territoire, qui viendrait s’installer avec les éoliennes tout prêt, en résidence ou en vacances?


Vergezac : Château contre éoliennes au Thiolent

L’Éveil de la Haute-Loire

Vergezac : château contre éoliennes au Thiolent

Emmanuel de Veyrac a sensibilisé les visiteurs à l’occasion des Journées du patrimoine. © eveil

Le propriétaire du château du Thiolent, à Vergezac, est vent debout contre le projet d’implantation de quatre éoliennes à 1,3 km du site, classé Monument historique.

Mettre des éoliennes à un kilomètre d’un site classé Monuments historiques, ce sera une première en France ! Si on commence là, ça ne s’arrêtera pas ! 

Emmanuel de Veyrac, le propriétaire du château du Thiolent, ne décolère pas.
Sur les derniers photomontages du projet d’implantation de quatre éoliennes à Saint-Jean-de-Nay, les machines sont visibles depuis le parc du château – l’une qui vient même “coiffer” le toit ! (projection ci-contre).

Le propriétaire du château du Thiolent dénonce une dégradation de la valeur patrimoniale du site.?Photomontage Boralex

« On reçoit un peu plus de 3.000 personnes ici, soit pour des mariages, soit pour des visites : on aura une vue extraordinaire sur les éoliennes. Les gens ne viennent pas là pour voir ça », souligne le châtelain dont la propriété est dans la famille depuis 1817.
Et d’ajouter : « Le parc du château vieillit; j’avais commencé à remplacer des arbres mais j’ai tout arrêté depuis trois ans. Et au bout du bout, on se retrouvera avec un château invendable ! » Le projet éolien du Massif du Devès compte quatre éoliennes. Il est à l’étude depuis 2014-2015 et concernait initialement deux communes : Le Vernet et Saint-Jean-de-Nay.

Mon billet que dans dix ans, toute la chaîne du Devès sera investie ! 

Entre-temps, les élus du Vernet ont fait savoir qu’ils ne souhaitaient plus poursuivre le projet tandis que le ministère des Armées a demandé à Boralex d’être au plus proche de l’aérodrome de Loudes. Du coup, le périmètre du champ éolien a été restreint à la commune de Saint-Jean-de-Nay, sur des terrains privés. « Le périmètre de protection est respecté, assure Damien Boully, responsable régional de projet en Auvergne Rhône-Alpes chez Boralex. Et l’implantation finale a pris en compte la visibilité depuis le monument historique. Ce n’est pas un cas isolé, on est souvent confronté à ce type d’enjeu. »

 

Vue des éoliennes depuis le haut de Lapeyre sur la commune de Saint-Jean-de-Nay. Photomontage Boralex
Emmanuel de Veyrac n’entend pas en rester là, comme plusieurs habitants des villages alentours; une pétition circule sur internet « Non aux éoliennes géantes sur le massif du Devès près du Puy-en-Velay », qui compte quelque 500 signatures. Déterminé à ce que le projet ne voit pas le jour, le propriétaire du château du Thiolent compte plaider sa cause auprès du préfet dans un premier temps.
Dans son combat, il n’est pas seul : d’autres l’ont rejoint, redoutant des nuisances sonores ou membres de l’association Regards de la Durande, mobilisée contre le projet, car elle estime qu’il met en danger les zones sensibles du massif du Devès.

 

Nathalie Courtial