LES MILIEUX HUMIDES

Les libellules et demoiselles menacées d’extinction

Le Dauphiné Libéré du 10-12-2021

 

La destruction des zones humides – leur habitat naturel – entraîne le déclin des libellules et demoiselles, dont 16% (1/6) des quelque 6 000 espèces étudiées sont en danger d’extinction, selon la dernière mise à jour de la « liste rouge » des espèces menacées de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), publiée ce jeudi 9 décembre. Il s’agit du premier état des lieux consacré à cette espèce.

L’homme est responsable de la dégradation et de la destruction de leur habitat, en défrichant des forêts pour la construction résidentielle et commerciale en premier lieu. Les pesticides, d’autres polluants et le changement climatique constituent également des menaces croissantes pour ces espèces. En France métropolitaine, une vingtaine d’espèces de libellules sur 89 sont menacées ou quasi menacées de disparition, selon une évaluation de 2016.

Le rapport souligne « l’urgente nécessité de protéger les milieux humides du monde […]. Ces écosystèmes disparaissent trois fois plus vite que les forêts », détaille Bruno Oberle, le directeur général de l’UICN. « Les marais et autres zones humides peuvent paraître improductifs et inhospitaliers aux humains, mais ils nous rendent en réalité des services essentiels. Ils stockent le carbone, nous fournissent de l’eau propre et de la nourriture, nous protègent des inondations et offrent le gîte à une espèce sur dix répertoriées dans le monde. »


La Tribune- Le Progrès Édition de la Haute-Loire du 19-05-2021


Tourbière de pente de Médille (La Rochette)

 

 


Zones humides : zones utiles

 

 


Zones humides : des espaces naturels à préserver


COMMUNIQUÉ  DE PRESSE DE L’ÉTABLISSEMENT PUBLIC LOIRE

Zones humides : les inventorier pour mieux les préserver

 

Dans le cadre de la mise en œuvre des 10 Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux dont il assure le portage, l’Etablissement public Loire conduit depuis plusieurs années des inventaires de zones humides afin d’améliorer leur connaissance et de les préserver de toute dégradation future.

 

Les zones humides, de typologies très variées, restent aujourd’hui menacées par les activités anthropiques (50% des surfaces ont disparu en France entre 1950 et 1990) au détriment des fonctions (hydrologique, écologique, physiques et biogéochimiques) et services (approvisionnement, régulation des écoulements, culturels et sociaux) qu’elles peuvent assurer et rendre. Afin d’améliorer la connaissance de ce patrimoine naturel et de le préserver, les Commissions locales de l’eau ont affirmé le caractère prioritaire des inventaires de terrain.

 

Afin d’assurer une certaine homogénéité dans la réalisation de prospections utilisables à l’échelle locale et nationale, de ne pas tarder dans leur mise en œuvre et de faire des économies d’échelle sur le coût associé, l’Etablissement a engagé depuis 2013 plusieurs inventaires avec comme autre objectif d’apporter une information la plus exhaustive sans toutefois aller jusqu’à délimiter ces milieux au sens réglementaire (Arrêtés de juin 2008 et d’octobre 2009).

 

Ainsi, en termes de méthodologie, le protocole proposé est adapté à la superficie du territoire à inventorier et se base préférentiellement sur la présence d’une végétation hygrophile, les sondages pédologiques s’inscrivant comme un complément à l’analyse floristique et n’intervenant que si cette dernière s’avère insuffisante. Ces inventaires, réalisés en régie ou externalisés, associent largement les acteurs locaux (élus et techniciens communaux, agriculteurs, sylviculteurs, représentants d’associations environnementalistes, etc.) afin de partager les résultats et de faciliter leur appropriation ainsi que leur intégration dans les documents d’urbanisme.

 

Fin 2020, ce sont près de 550 territoires communaux qui auront été prospectés dans le cadre des initiatives lancées par l’Etablissement, soit un peu plus de 10% des communes du bassin de la Loire et ses affluents. Ce nombre devrait être porté à plus de 700 d’ici un an. Afin de mettre à disposition de tous les acteurs, les limites géographiques et les principales caractéristiques de ces zones humides inventoriées, une cartographie interactive sera développée et mise en ligne à partir du 2 février 2021, date de la journée mondiale des zones humides.

 

A cette occasion, sur plusieurs périmètres de SAGE, d’autres actions seront menées par l’Etablissement afin de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux liés à la préservation de ces tourbières, queues d’étangs, marais, prairies humides… Vous pourrez les retrouver dans le cadre du programme d’animations de la prochaine journée mondiale des zones humides.

 

Dans un contexte de changement climatique, préserver, gérer et restaurer les zones humides constituent de vraies solutions fondées sur la nature qui permettent de répondre en partie aux défis d’une gestion durable de l’eau et de la lutte contre la perte de biodiversité inféodée à ces milieux.