Les clairières et lisières

Les clairières et lisières reflètent non seulement la flore de la forêt adjacente, mais s’enrichissent d’espèces  plus avides de lumière, (plus héliophiles). A la suite de trouées dans le couvert forestier dues à des coupes rases, on voit apparaitre l’épilobe en épis, qui forme de beaux massifs aux fleurs roses, la digitale pourpre les accompagne souvent ainsi que le séneçon des bois auquel s’ajoutent quelques arbres ou arbustes : sureaux à grappes, chèvrefeuilles, Sorbier des oiseaux, Alisier. A altitude plus élevée, si l’humidité est suffisante s’installent de véritables mégaphorbiaies subalpines, avec le Doronic d’Autriche, le Séneçon de fusch, le Lis martagon, la laitue de plumier, l’Impératoire, les Aconits et l’Adénostyle à feuilles d’alliaire etc. Dans la forêt du Mézenc existe des clairières naturelles ou se sont installées de petites tourbières de pente alimentées par des suintements ou des sources, la forêt n’ayant pu s’installer dans ces milieux trop humides.

 

Le corydale à vrille

 

Membre de la famille des Papavéracées et proche des Corydales, Le Corydale à vrille: Ceratocapnos claviculata (L.) Lidén, est une plante à tiges grêles de 50 à 150 cm, rameuse ou étalée, à feuilles découpées en 2 à 3 segments munis de folioles oblongues écartées,  pétioles terminés par une vrille s’accrochant aux  plantes et buissons proches. Fleurs d’un blanc jaunâtre. Plante peu commune dans la région du Mézenc (Borée) plus fréquente dans la Cévennes ardéchoise (Serre de la Croix de Bauzon). Plante du Massif Armoricain, Massif Central et des Pyrénées très rare ailleurs.

 

 

 

 

 

Le cerfeuil doré

 

Le cerfeuil doré: Chaerophyllum aureum L. est une apiacée (ex. ombélifères) de 50 cm à 1 m ou plus, à tige pleine cannelée, renflée sous les feuilles, souvent tachée de rouge, Feuilles 3 à 4 fois divisées à segment ultime allongé. Ombelle de 8 à 20 rayons inégaux, à involucre de bractées sous l’ombelle absent, involucelle présent. Fleurs blanches ou rosées à pétales non poilus au sommet comme chez Cerfeuil hirsute. Cette plante peut être confondue avec l’Anthriscus sylvestris mais ce dernier à une tige creuse, compressible, non tachée de rouge. Plante commune surtout à l’étage montagnard dans le Jura les Alpes le Massif Central et les Pyrénées.

 

 

 

 

La Gnafale des bois

 

Le cerfeuil doré: Chaerophyllum aureum L. est une apiacée (ex. ombélifères) de 50 cm à 1 m ou plus, à tige pleine cannelée, renflée sous les feuilles, souvent tachée de rouge, Feuilles 3 à 4 fois divisées à segment ultime allongé. Ombelle de 8 à 20 rayons inégaux, à involucre de bractées sous l’ombelle absent, involucelle présent. Fleurs blanches ou rosées à pétales non poilus au sommet comme chez Cerfeuil hirsute. Cette plante peut être confondue avec l’Anthriscus sylvestris mais ce dernier à une tige creuse, compressible, non tachée de rouge. Plante commune surtout à l’étage montagnard dans le Jura les Alpes le Massif Central et les Pyrénées.

 

 

 

 

L’épervière à feuilles lancéolées

 

Les Epervières, de la famille des Astéracées, forment un genre important dont la détermination est difficile. L’épervière à feuilles lancéolées: Hieracium lanceolatum Vill. est une plante de 50 cm à 1 m très proche de hieracium  prénanthoides, plante avec laquelle elle a été longtemps confondue,  feuilles de forme très variable, jamais en rosette à la base,  les inférieures souvent détruites à la floraison, lancéolées, demi-embrassantes, très rarement comprimées à la base. Fleurs disposées en corymbe à pédoncule et involucre à poils glanduleux, souvent noirâtres, pétales jaunes, tous ligulés. Plante des étages montagnard supérieur et subalpin.

 

 

 

 

La gesse printanière

 

La gesse printanière: Lathyrus vernus (L.) Bernh., est une plante de 20 à 40 cm appartenant à la famille des Fabacées. Sa tige est anguleuse est non ailée. Ses feuilles sont composées de 2 à 4 paires de folioles ovales terminées en une longue pointe étroite (acuminées). Fleurs papilionacées, disposées en grappe sur un long pédoncule, de couleur pourpre devenant bleue selon la maturation.  Le fruit est une gousse droite, brune, de 4 à 6 cm. Se rencontre aux étages collinéen et montagnard  des montagnes de l’Est de la France.

 

 

 

 

 

 

Le paturin de Chaix

 

Graminée des forêts, des lisières, ainsi que des prairies et des landes; le pâturin de Chaix ou pâturin des sudètes: Poa chaixii Vill. Se reconnait à sa tige fortement aplatie, à ses feuilles, larges de 5 à 10 mm, d’un vert brillant, pliées en deux, celles de la tige plus courtes et brusquement terminées en forme de cuillère au sommet. La ligule des feuilles est courte et tronquée (chez les graminées, petite languette située entre la gaine de la feuille et son limbe : tirer sur une feuille pour la faire apparaitre). C’est une plante de 50 cm à 1 m glabre que l’on rencontre depuis l’étage des collines jusqu’à l’étage subalpin, principalement en montagne.

 

 

 

 

 

La pétasite blanche

 

Fleurissant dès la fonte des neiges  et formant des colonies denses, la pétasite blanche: Petasites albus (L.) Gaertn., une Astéracée, fait apparaitre sa tige épaisse, blanchâtre, d’une vingtaine de cm, portant des écailles jaunes-verdâtres, et son inflorescence ovoïde de capitules de fleurs blanches. Au cours de son développement, sa tige va s’allonger jusqu’à 80 cm. et de nombreuses feuilles basales vont apparaitre, vertes au dessus, blanches en dessous, très grandes, de forme orbiculaire sinuées-dentées, cordiformes (en forme de cœur à la base) à échancrure non bordée par une forte nervure, et vont persister tout l’été. Plante des montagnes, Vosges, Jura, Alpes et Massif Central.

 

 

 

 

L’épiaire des Alpes

 

L’épiaire des Alpes: Stachys alpina L., est une plante de la famille des Lamiacées de 30 à 80 centimètres, mollement velue, à tige dressée, à section quadrangulaire, à  feuilles nombreuses, opposées, dentées, longuement pétiolées, ovales en cœur à la base. Inflorescence disposée en verticilles multiflores espacés, se rapprochant vers le sommet. Fleurs roses ou rouge foncé à gorge blanche; calice rougeâtre à dents inégales, corolle à deux lèvres, la supérieure en forme de casque, l’inférieure à trois lobes. Se rencontre dans une grande partie de la France  plus particulièrement en montagne et dans l’est du Pays.

 

 

 

 

 

Le trèfle doré

 

Le Trèfle doré: Trifolium aureum Pollich,  des lisières des hêtraies, est une plante pubescente de 20 à 40 cm. Feuilles supérieures alternes (l’une au dessus de l’autre) à folioles toutes sessiles, ovales oblongues à stipules (lame foliacée à la base du pédoncule) plus longues que le pétiole. Fleurs jaune-doré, brun pâle en fin de floraison, assez grosses, groupées en tête ovale, portée par un pédoncule épais égalant ou dépassant la feuille. Plusieurs trèfles à fleurs  jaunes peuvent êtres confondus avec Trifolium aureum : vérifier la position des feuilles supérieures opposées chez le trifolium badium (très rare) et le trifolium spadiceum tous deux des zones humides. Dans l’est de la France surtout en montagne

 

 

 

La prénante pourpre

 

Grande astéracée des forêts de montagne et de leurs lisières, la Prénanthe pourpre: Prenanthes purpurea L. dépasse souvent un mètre, sa tige très ramifiée porte de nombreuses feuilles presque entières, lancéolées, étranglées à la base et embrassant la tige par deux oreillettes arrondies. Capitules de 5 fleurs, de couleur violette ou purpurine, penchées, disposées en panicule très lâches et portés par de longs pédoncules. Plante très présente  dans les montagnes des Vosges, Jura, Alpes, Massif central, Pyrénées  et Corse.

 

 

 

 

 

 

La potentile des rochers

 

Grande potentille de la famille des Rosacées, à fleurs blanches, de 20 à 50 cm de haut, la potentille des rochers : Drymocallis rupestris (L.) Soják (synonyme Potentilla rupestris) se rencontre rarement dans le massif du Mézenc, sur les rochers ou en lisière de pinède. Plante velue à poils glanduleux au sommet. Tige dressée, de couleur rouge, rameuse à feuilles à trois folioles, peu nombreuses. Feuilles de la base composées de 5 à 7 folioles dentées, opposées par paires,  et une terminale solitaire ; (Feuilles imparipennées); folioles devenant plus grandes de la base au sommet. Fleurs assez nombreuses, à cinq pétales, assez grandes, disposées en cyme. Plante des montagnes siliceuses : Vosges, Alpes, Massif Central, Pyrénées, pouvant se rencontrer à basse  altitude.

 

 

Le séneçon de Fuchs

 

Grand plante érigée, des clairières, lisières ainsi que des mégaphorbiaies et landes subalpines, le séneçon de Fuchs: Senecio ovatus (G.Gaertn., B.Mey. & Scherb.) Willd. (Synonyme : Senecio Fuchii Gmel) est une Astéracée à tige de 50 à 150 cm, glabre, striée, ramifiée au sommet, à feuilles nombreuses, alternes, oblongues-lancéolées, poilues à la face inférieure. Chaque capitule est constitué de huit à dix fleurs jaunes vif, dont 3 à 5 fleurs ligulées. Inflorescence à très nombreux capitules disposés en corymbe très large. Présent dans le Nord est et l’Est de la France, Alpes et Massif Central; Plante assez commune dans notre région, formant parfois des colonies importantes.

 

 

 

 

Le lycopode en massue

 

Les Lycopodes sont des plantes herbacées vivaces qui, comme les fougères, les prèles, Isoètes, et sélaginelles, se reproduisent par des spores et ne possèdent ni fleurs ni graines, formant le groupe des ptéridophytes (les fougères au sens large). Appartenant à la famille des lycopodiacées le lycopode en massue: Lycopodium clavatum L. est une plante à tige longuement rampante, émettant de place en place des racines adventives feuillée ; rameaux fertiles dressés  inégaux de 10 à 25 cm de haut. Feuilles linéaires terminées par une longue soie blanchâtre. Epis portant les sporanges cylindriques, allongés, souvent groupés par 2 ou 3 au sommet d’un long pédoncule assez fin munis de petites feuilles espacées. Cette plante est surtout présente en montagne; de nombreuses stations de plaine ont disparu.

 

La prêle des bois

 

Comme les Lycopodes, les Sélaginelles, les Isoètes et les Fougères, les Prêles (ou queue de cheval) appartiennent à l’embranchement des Ptéridophytes, plus primitives que les plantes à fleurs; ces plantes sans fleurs ni graines se reproduisent par des organes de reproduction particuliers: les spores. La prêle des Bois : Equisetum sylvaticum L. possède des tiges de deux sortes: des tiges fertiles blanchâtres ou rougeâtres,  portant les sporanges (renfermant les spores), groupés en épis au sommet de la tige et des tiges stériles de 50-60 cm., persistant tout l’été, vertes, munies de nombreux rameaux grêles, verticillés, très ramifiés, et retombants. Gaines terminées par 3 ou 6 lames membraneuses brunes regroupant plusieurs dents. Plante des ruisseaux forestiers et lisières très humides en bordure de tourbière. Dans toutes les montagnes plus rare en plaine: (Nord, Ardennes, Normandie et Bretagne..).