Sapinières, Pessières et les Pineraies d’altitude

Lorsque le sapin prend vraiment le dessus, favorisé par l’exploitation du hêtre, le sol devient plus acide d’autres plantes apparaissent: Gaillet à feuilles rondes, Stellaire des bois, Mélampyre des prés . Les forêts d’épicéas ou Pessières  ont été plantées par le service des eaux et forêts, l’épicéa n’étant pas indigène dans le Massif Central. Dès la fin du 19 ème siècle, dans le cadre de la restauration des terrains de montagne, des reboisements massifs ont été réalisés non sans difficultés, en association avec le Pin à crochets et le pin d’Arolle  sur les plus hauts sommets du massif: Mézenc, Mont d’ Alambre Rocher Tourte etc. ils forment aujourd’hui une belle forêt riche de nombreuses espèces de plantes  rares

 

Le gaillet à feuilles

 

Plante de 10 à 30 cm, le gaillet à feuilles rondes: Galium rotundifolium L. appartient à la famille des Rubiacées. Il possède une tige simple, grêle. Ses  feuilles sont ovales arrondies, ciliées au bord, groupées en verticilles espacés composés de quatre feuilles formant une croix. Fleurs peu nombreuses, blanches, petites, disposées en panicule,  généralement composé de 3 branches étalées, à pédicelles des fleurs plus longs qu’elles. Se rencontre dans les hêtraies, les forêts de conifères de l’étage des collines à l’étage subalpin. Montagnes  des Vosges aux Pyrénées et en Corse.

 

 

 

 

 

 

Le chèvrefeuille noir

 

Le Chèvrefeuille noir ou Camérisier noir:  Lonicera nigra L., est un arbrisseau d’un à deux mètres de la famille des caprifoliacées, à rameaux dressés, bruns et glabres. Feuilles elliptiques à court pétiole, opposées, glabres ou glabrescentes. Fleurs géminées d’un blanc rosé, portées par un pédoncule  de trois à quatre fois plus long qu’elles. Le fruit est composé de deux  petites baies soudées l’une à l’autre, toxique. Se rencontre dans les hêtraies sapinières et les sapinières à humidité atmosphérique élevée, aux étages montagnard et subalpin des montagnes : Vosges, Jura, Alpes, Massif Central et Pyrénées.

 

 

 

 

 

Le lycopode à rameaux annuels

 

Espèce de la famille des Lycopodiacées, Le Lycopodes à rameau annuels ou Lycopode à feuilles de genévrier: Lycopodium annotinum L. est une plante vivace, toujours verte, proche des fougères, se reproduisant par des spores. Tige principale rampante émettant quelques racines,  à rameaux dressés, de 10 à 20 cm de haut. Feuilles étroites, raides, pointues, évoquant celles du genévrier commun, non terminées par une soie comme chez le lycopodium clavatum. Epis naissant directement au sommet des rameaux sans pédoncule (sessile). Plante rare, dans les Vosges et les Alpes, très rare dans le massif Central (Morvan, Forez) et les Pyrénées centrales ; exceptionnelle au Mézenc. Forêt et lisières de sapinières et pessières.

 

 

 

Le mélampyre de Catalogne

 

Le Mélampyre de Catalogne ou Mélampyre du pays de Vaud: Melampyrum catalaunicum Freyn, (synonyme: Melampyrum vaudense (Ronniger) Soó;  est une plante hémiparasite récemment affectée à la famille des  Orobanchacées. Plante haute de 20 à 60 cm, à rameaux étalés. Feuilles à court pétiole, ovales ou ovales-lancéolées, entières,  ou avec quelques longues dents à la base.  Bractées (Feuilles modifiées à la base d’une fleur ou d’une inflorescence), pétiolées, ovales lancéolées profondément incisées à la base, en lobes aigus, violettes (tout au moins les supérieures). Fleurs jaunes à palais et casque orangés. Etages collinéen et montagnard dans les Alpes, le sud du Massif Central (Ardèche, Haute Loire) les  Causses , les Cévennes et dans l’Aude.

 

 

Le mélampyre des bois

 

Un autre Mélampyre, le Mélampyre des bois : Melampyrum sylvaticum L , est une petite plante très rare dans la région du Mézenc, d’environ de 10 à 20 cm, grêle, à feuilles étroites, lancéolées ; bractées entières. Fleurs petites à corole ouverte, courte, d’un jaune d’or. Elle peut facilement être confondue avec le mélampyre des prés : Melampyrum pratense L. plante commune, poussant dans les landes et également en sous-bois, et  qui possède des bractées supérieures généralement fortement dentées dans le bas. Ses fleurs sont plus grandes et plus longues, d’un jaune très pâle, rarement rosées, à corole fermée. Le Mélampyre des bois est présent dans les Vosges, le Jura, Les Alpes, l’Auvergne, et les Pyrénées.

 

 

 

La moehringie

 

Petite Caryophyllacée, la Moehringie fausse mousse: Moehringia muscosa L. se rencontre entre les rochers des éboulis ombragés et humides des hêtraies, sapinières et forêts de ravins, où elle forme des touffes parfois étendues. C’est une plante glabre ; vert clair, à tiges grêles, nombreuses et entremêlées. Feuilles filiformes opposées de 3 à 4 cm de long sur 1,5 à 2 mm de large à une seule nervure. Fleurs petites portées par de longs pédicelles à 4 pétales blancs (rarement 5) Plante des étages collinéen à subalpin, dans le Jura, les Alpes, Sud-est du Massif central, les Cévennes, les Pyrénées orientales.

 

 

 

 

 

Le streptope à feuilles embrassantes

 

Le Streptope à feuilles embrassantes : Streptopus amplexifolius (L.) DC., est une plante de la famille des Liliacées mesurant de 30 à 60 cm, à tige dressée, anguleuse dans le haut, ramifiée, à rameaux étalés et penchés. Feuilles ovales, embrassant la tige (feuilles amplexicaules), à nervures simples se rejoignant à la base et au sommet de la feuille. Pédoncule floral naissant juste au dessous de la  feuille, d’abord horizontal puis coudé à 90°, comme brisé, vers son milieu et portant une fleur à 6 divisions lancéolées recourbées au sommet. Le fruit est une baie rouge. Plante rare des montagnes de l’étage montagnard jusqu’au sommet de l’étage subalpin: Vosges, Jura, Alpes, Massif Central, Pyrénées et Corse.

 

 

 

La stellaire des bois

 

Une caryophyllacées: la stellaire des bois : Stellaria nemorum L. se rencontre dans les endroits humides des forêts ou elle forme des populations parfois assez étendues. C’est une plante de 25 à 60 cm pubescente, à tige grêle, cassante, couchée à la base, non feuillée,  puis se redressant et feuillée, Feuilles ovales en cœur à la base, à sommet très aigu, les inférieures longuement pétiolées, les supérieures sessiles, bractées herbacées. Fleurs grandes blanches, à cinq pétales profondément divisés, et disposées en cyme lâche. La sous espèce des montagnes Stellaria nemorum subsp. montana (Pierrat) Berher, peut se rencontrer ; elle se distingue de l’espèce type par ses feuilles supérieures toutes longuement pétiolées et ses bractées supérieures réduites à des écailles.

 

 

 

Le pin arole

 

Le pin arole Pinus cembra L. est un conifère des Alpes internes introduit, avec le pin à crochet et l’épicéa lors du reboisement des parties sommitales du massif du Mézenc. Arbre à feuillage dense de 20 à 25 mètres, ce pin se reconnait à ses aiguilles groupées par 5, d’un vert sombre, longues de 6 à 12 cm, à ses cônes gros, ovales à sphériques, de couleur violacée de 8 cm de long sur 5 de large. Ses graines sont comestibles. Planté en altitude sur le Mézenc, l’Alambre, les Roches de Borée etc.

 

 

 

 

 

 

 

Le pin à crochets

 

Autre pin de montagne des Alpes et des Pyrénées introduit dans la région lors des reboisements effectués dans le cadre de la loi de restauration des terrains de montagne, le pin à crochets : Pinus mugo Turra subsp. uncinata (Ramond ex DC.) Domin, est un arbre atteignant 25 m à aiguilles groupées par deux, longues de 4 à 6 cm, vert sombre, raides, serrées, formant un feuillage très dense. Cônes dissymétriques,  luisants, dressés puis inclinés à maturité ; écailles terminées par un écusson prolongé par un crochet. Une autre sous espèce de pin de montagne à été introduite sur les pentes du Mézenc, il s’agit de la sous espèce mugo : Pinus mugo Turra subsp. Mugo se distinguant de la Sous-espèce uncinata par son port prostré et à ses cônes moins gros à crochet moins proéminant.