HERPÉTOLOGIE

Définition de Wikipédia :

L’herpétologie (ou erpétologie) est la branche de l’histoire naturelle qui traite des amphibiens et des reptiles.

Elle aborde leur classification, leur écologie, leur comportement, leur physiologie, leur anatomie ainsi que les espèces fossiles.

Les amphibiens :

La mare aux amphibiens

Grenouille rousse Photo Solenne Muller


 Avec l’arrivée du printemps, la saison des amours va commencer

L’Éveil de la Haute-Loire

Publié le 21/03/2021

Le crapaud commun ou épineux, un amphibien connu de Haute-Loire et pourtant menacé.

Photo Romain Riols, LPO AURA.

Avec l’arrivée du printemps, les amphibiens vont de nouveau pointer leur museau dehors. Il vous faut sortir les soirées pluvieuses pour découvrir ces petits animaux, porteurs d’un riche imaginaire et si fascinants.

Les amphibiens forment une classe qui comprend les anoures (« sans queue » comme les grenouilles et crapauds), les urodèles (« avec queue – visible », à l’instar des salamandres et tritons) et les gymnophiones (« nu – serpents »). Les quarante-trois espèces de France métropolitaine, ainsi que leurs habitats, sont protégés par la loi. Seuls les habitats des grenouilles vertes et rousses ne sont pas protégés, et seule la grenouille verte est autorisée à la pêche, mais sa commercialisation est interdite. Il n’est donc pas possible de les toucher sans dérogation spécifique.

Les migrations prénuptiales peuvent atteindre jusqu’à 10 km

D’ailleurs, l’Auvergne compte 9 espèces de crapauds et grenouilles, 5 de tritons et une de salamandre. Pour la plupart nocturnes, ce sont des espèces qui dépendent des milieux aquatiques et des zones humides, et dont la vie est découpée en plusieurs phases. L’arrivée du printemps est signe de grandes migrations prénuptiales, elles peuvent ainsi atteindre jusqu’à 10 km pour la grenouille rousse. Chez les anoures, les mâles sortent les premiers des bois, où ils ont passé l’hiver, et se dirigent jusqu’à un point d’eau. Ce dernier est souvent celui qui les a vus naître, retrouvé en partie grâce à la mémoire olfactive et sonore des lieux, mais aussi par la perception du champ magnétique terrestre, moyens dont se sert également notre saumon atlantique. Les mâles y attendent alors les femelles, qui les rejoindront quelques jours plus tard pour s’accoupler. Il peut y avoir, les soirs de pluie, jusqu’à plusieurs centaines de crapauds communs traversant des portions de routes.

L’Auvergne compte 9 espèces de crapauds et grenouilles. Ci-dessus, de gauche à droite:le crapaud calamite, la grenouille agile et la grenouille verte.

Photos Romain Riols, LPO AURA.

Après avoir pondu, la plupart des espèces se dispersent et vont rejoindre leur « quartier d’été ». L’automne signera les dernières chasses avant le froid et les migrations vers les « quartiers d’hiver », souvent situés dans les boisements. Notez que chez les salamandres, les accouplements et les pontes ont aussi lieu à l’automne.

Certaines espèces ont des mœurs de reproduction étonnantes. Ainsi chez l’alyte accoucheur, le mâle va porter sur ses pattes arrière les pontes d’une ou plusieurs femelles, et ne les déposera dans l’eau qu’à l’éclosion des œufs (soit entre 15 et 50 jours selon la température). Les larves déposées dans le milieu aquatique vont connaître différents stades de développement. Dotées de branchies qui leur permettent de respirer sous l’eau, elles vont petit à petit s’en affranchir, développer des poumons, changer d’aspect et sortir de l’eau : c’est la métamorphose. Le régime alimentaire des amphibiens est composé majoritairement d’invertébrés (asticots, mouches, moustiques, araignées…) et de vertébrés (petits serpents, musaraignes…). C’est pour cela qu’ils font de bons alliés pour les jardiniers. La proie est avalée sans mastication, aidée chez les anoures par la salive et les globes oculaires qui, lorsque les yeux se ferment, poussent la proie dans leur estomac !

Le sonneur à ventre jaune Tiphaine.

Illustration Lyon LPO AuRA

La salamandre tachetée.

Photo Romain Riols, LPO AURA.

Menacées d’extinction

Les amphibiens sont le groupe de vertébrés le plus en danger dans le monde. Ainsi, plus de la moitié des espèces d’amphibiens d’Auvergne sont menacées ou quasi menacées d’extinction. Il est donc de notre ressort de participer au bon état écologique de leurs milieux (création ou restauration de mares, reconnexion de leurs habitats, préservation des zones humides, protections routières ou crapauducs…).

Sources. Serre Collet F., 2017. Grenouilles, Crapauds & Cie, éditions Quae, 176 p.

 


Les reptiles :

Tous les serpents de France

Vidéo de F. L. Reptiles


L’image contient peut-être : plein air et nature

Photo de  Guillaume Gomard

Une des plus belles rencontres de cet été (août 2020) dans notre région de volcans, vipère péliade observée par après-midi orageux, à une altitude d’environ 1200 mètres.