Les chiroptères

Une vie de grand  rhinolophe de Tanguy Stoecklé

Les chiroptères de Provence

Grand prix Lirou  d’or du festival international du film animalier de Ménigoute en 2014.

Grand prix du festival international du film animalier d’Albert en 2015.

Cliquez sur le lien ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=tNpSfanm1io

Grand rhinolophe : taille, description, biotope, habitat, reproduction

Grand rhinolophe

L’épidémiologiste François Moutou a affirmé le 2 avril dernier ( 2020) que les chauves-souris ne sont pas porteuses du SARS-COV-2 agent du Covid-19 et a déclaré : « Le coronavirus responsable du Covid-19 chez les humains n’est pas présent chez les chauves-souris et nous espérons que les coronavirus présents chez les humains ne sont pas transmis aux chauves-souris ».


Site Science Post

Les éoliennes représentent une alternative au nucléaire et aux énergies fossiles. Cependant, leur impact sur la biodiversité n’est pas nul. En effet, leur souffle cause la mort de nombreuses chauves-souris chaque année.

Les éoliennes, néfastes pour les chauves-souris

Au-delà d’avoir tout simplement le droit de vivre, les chauves-souris sont également très utiles. Elles participent à la pollinisation, au dispersement des graines, à la régularisation des insectes, etc. En somme, elles jouent un rôle important au sein des écosystèmes et sont plutôt appréciées des agriculteurs.

Bien que protégées dans l’Union européenne par la loi directive sur l’habitat, de nombreuses chauves-souris disparaissent. Chaque année, entre 250 et 300 000 de ces animaux disparaissent en raison du souffle des éoliennes. Malheureusement, les chauves-souris confondent les poteaux et les pales avec les arbres sur lesquels elles se posent habituellement.

Les chauves-souris se heurtent parfois aux pales des éoliennes, mais le plus souvent, elles sont décimées par un phénomène nommé “barotraumatisme”. Ce dernier est causé par la pression de l’air changeant brusquement autour des pales. Or, ceci génère une hémorragie interne chez les animaux se situant à proximité. En effet, leurs vaisseaux sanguins ne supportent pas la pression du mouvement des pâles.

eoliennes

Les éoliennes sont-elles réellement compatibles avec la conservation de la nature ?
Crédits : PxFuel

Il existe des solutions

Présenté comme une source d’énergie renouvelable prometteuse, l’éolien se trouve donc face à un dilemme. En effet, se pose la question concernant sa réelle compatibilité avec la conservation de la biodiversité. Toutefois, quelques solutions ont été proposées afin de limiter la mortalité des chauves-souris à cause des éoliennes.

Des chercheurs de l’université d’État du Texas (États-Unis) ont mis au point un système ultrasonique de dissuasion des chauves-souris. Ce même système est capable de générer un champ acoustique ultrasonique entre 20 et 50 kHz. C’est suffisant pour perturber la capacité d’écholocation des chauves-souris et faire en sorte que ces dernières ne s’approchent pas des éoliennes. Par ailleurs, ce système aurait permis de réduire de moitié le nombre de décès lors de sa phase de test.

Plus simple encore, pourquoi ne pas stopper les éoliennes à basse vitesse lors des sorties nocturnes des chauves-souris ? C’est justement ce qu’a proposé l’American Wind Energy Association. En augmentant la vitesse de coupure des turbines, la moitié des décès pourraient être évités, et ce, pour une perte de seulement 1 % de la production d’électricité.

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Barbastelle :


Publication du Musée d’histoire naturelle de Bourges (MHNB) :

Planète chauve-souris : le grand abattage

Les arbres séculaires, dotés de nombreuses cavités, peuvent être essentiels à la survie de certaines espèces, notamment les chauves-souris. Les noctules en particulier affectionnent les platanes des places de villages, des parcs urbains ou ceux des alignements le long des canaux et des routes.

Pendant l’hiver 2013, un très vieux platane était abattu à Strasbourg. Il servait de gîte d’hibernation à près de 500 noctules communes. Les animaux tombèrent avec l’arbre et les 464 survivantes furent transférées vers un centre de soins, puis relâchées au printemps suivant.

En septembre de la même année, pour l’extension d’un complexe sportif, 29 géants du même âge et de la même essence, tombaient à Bourges. Cette fois, pour éviter  toute mauvaise surprise, un protocole de démontage, permettant de vérifier la présence éventuelle de chauves-souris, était testé par le muséum d’histoire naturelle de Bourges. Il s’agissait de cibler les cavités favorables aux chiroptères sur les arbres sur pied puis de démonter le houppier en tronçons en l’élinguant doucement  jusqu’au sol pour vérifier la présence de chauves-souris dans les anfractuosités. La technique mise au point s’avérant réellement efficace et rapide, elle allait servir de base de réflexion à un groupe national travaillant sur la sauvegarde de ces espèces.

Mais si ce protocole fonctionne lors de l’abattage de quelques arbres, il n’en va pas de même quand le chantier devient pharaonique et en concerne des milliers. C’est le cas du canal du Midi où, sur plusieurs centaines de kilomètres, 42 000 arbres centenaires vont être préventivement abattus car ils sont menacés par un parasite du platane : le chancre doré. Devant l’ampleur de la destruction, les bureaux d’étude, les associations de protection de l’environnement et les organismes scientifiques essayent de limiter l’impact sur les espèces inféodées aux arbres et tentent de développer de nouveaux outils afin de sauver ce qui peut l’être au niveau de la biodiversité. C’est bien le nombre de fûts qui fait problème car face à des abattages à la chaîne, les protecteurs de la nature sont contraints de s’adapter au calendrier et aux contraintes financières du chantier.

On pourrait se demander si le platane n’est pas un arbre maudit, car au-delà du canal du Midi se pose aussi depuis quelques années celui des abattages des arbres  le long des routes. Pour des raisons de sécurité routière – même si ce ne sont pas les platanes qui traversent les routes – les préfectures décident ponctuellement la suppression d’alignements d’arbres « à problème ». Les noctules, principales chauves-souris occupant cette essence ont déjà beaucoup d’autres soucis comme celui des parcs éoliens et présentent une espérance de vie parmi les plus courtes de toutes les espèces européennes. Si rien n’est fait pour protéger les platanes, l’un de leur gîte favori, cela augure mal de la capacité de l’espèce à traverser le siècle.